lundi 8 mars 2010

Stage culturel à Paris / Jour 3

6 mars : c’est l’anniversaire d’Élisabeth (alias Babette) qui a décidé de fêter ses 20 ans à Paris. Et ça va — vraiment — être sa fête!

On commence par prendre par une petite marche tranquille tôt le samedi matin — alors que Paris dort encore — à travers le Quartier Latin et Saint-Germain en direction de cette gare devenue musée qu’est Orsay. Placée devant l’option d’une visite guidée par une historienne de l’art ou une visite libre, la (vaste) majorité opte pour la liberté (l’égalité, la fraternité, etc.). Les profs et au moins une élève préfèrent encore l’approche pédagogique… On se donne donc congé et rendez-vous à la Sainte-Chapelle à 14 heures. Chacun explore donc à sa façon la deuxième moitié du 19e siècle (plus précisément 1850-1914) en peinture et en sculpture : académisme, réalisme, naturalisme, symbolisme, impressionnisme et post-impressionisme, tout y passisme... de Thomas Couture à Seurat et Signac, en passant par Courbet, Millet, Manet, Monet, Degas, Van Gogh et Gauguin, on se gorge d’images jusqu’à plus soif.

Puis la soif justement et la faim nous tenaillent et on s’en va se restaurer dans des restaurants faits justement pour se restaurer sur le chemin du retour vers le cœur de Paris.
On se rend ensuite rejoindre toute la bande sur l’île de la Cité. On s’inquiète un peu en attendant dans la file, mais tout le monde finit par se pointer in extremis pour traverser des contrôles de sécurité plus corsés qu’à l’aéroport : Mireille (alias Vampire) est obligée d’y consigner ses ciseaux (à bouts ronds). Des vitraux, ça se coupe? On finit par se retrouver dans la Basse Chapelle de la Sainte-Chapelle sous une voûte étoilée de fleurs de lys et de tours de Castille (qui représentent la maman de Saint-Louis). Mais ce n’est là qu’un apéritif, la chapelle du menu fretin, car la haute société se tient évidemment dans la Haute-Chapelle, cet écrin de lumière créée au XIIIe siècle par Saint-Louis pour accueillir les plus saintes reliques qui soient : la couronne d’épines du Christ, un saint clou (!), un fragment de la Vraie croix (croyait-on alors chez les croyants… crédules?). Plus de mille fragments de vitraux, dont près des trois-quarts sont d’origine, forment cette immense bande dessinée lumineuse (à lire généralement de haut en bas) qui prend son origine à la Genèse et, son terme à l’Apocalypse, en passant par les scènes qui racontent comment Louis en est venu à prendre possession des saintes reliques… qui sont maintenant rendues à Notre-Dame, la grande dame gothique qui trône au centre de Paris (et de toute la France : voir la photo plus bas) où l’on se précipite justement à l’instant.

Que dire de Notre-Dame qui n’a pas déjà été (mieux) dit ailleurs? La façade et les tours majestueuses bombardées par les flashs de hordes touristes, la nef étourdissante de hauteur, le transept, les roses, le chœur, le promenoir où l’on se promène justement avant de se diriger vers la prochaine étape : l’ascension des tours… sauf pour les éclopés (l’Handicapée bien sûr, mais aussi le Chef au genou amoché, Babette l’athlète également un peu amochée et Joanie (alias… euh… alias Joanie pour l’instant : on cherche toujours…). Les autres, courageux, affrontent hardiment les 422 marches de la montée vers la sainteté qui leur vaut, semble-t-il, non pas la sainteté mais, à tout le moins, une vue imprenable sur Paris.

En soirée, étant donné la nature spéciale de la journée, on a décidé d’éviter les délices de la cafétéria de la MIJE pour se payer un repas dans un vrai resto parisien. On a choisi un petit café qui s’appelle… Le Petit café (original, non?). Ça se trouve en haut de la montagne Sainte-Geneviève ce qui fait qu’on brûle des calories en y poussant notre Handicapée préférée. En face de l’école Polytechnique sur une charmante petite place, le-petit-café-qui-s’appelle-Le-Petit-café s’avère fort sympathique et d’un bon niveau pour un petit café. Steak tartare, confit de canard, foie gras, salades, vin rouge (de Chinon, miam) : tous les classiques y sont. Ça se termine, pour Élisabeth, avec une crème brûlée surmontée d’une bougie (pas d’une « chandelle », bande de rustres!) et avec tous les convives qui chantent en chœur dans le-petit-café-qui-s’appelle-Le-Petit-café.

On avait prévu ensuite une petite activité spéciale : une représentation (très) spéciale du film culte Rocky Horror Picture Show au cinéma Studio Galande, rue Galande (drôle de hasard), animée par des travestis purs produits de Paris. La chose était un peu plus « pur produit de Paris » qu’on l’avait prévu, on ne peut pas vraiment vous raconter les détails de toute cette aventure. Disons seulement que c’est ce soir-là qu’Élisabeth, le jour (mémorable!) de ses 20 ans, s’est mérité le surnom de Babette. Elle pourra vous raconter la chose elle-même…

La citation du jour 

La citation du jour a été censurée en ce jour spécial. (« Tais-toi… » a crié la Maman en entendant le Chef commencer à la taper sur le clavier.)

Les photos du jour

 Orsay, une gare?

Les pieds qui ont monté la tour
autour du Kilomètre zéro de la France
(le point d'où l'on calcule toutes les distances hexagonales)

Greta et son amie la gargouille

Le sourirer de Mireille versus Notre-Dame

La vue des tours de Notre-Dame

Au petit café qui s'appelle Le Petit café

Avoir 20 ans à Paris...

 Mireille et Jérôme au coeur de l'action du Studio Galande

La gaffe du jour

Au Studio Galande durant cet événement qu’on ne peut vous raconter, il y a une petite partie qu’on doit vous raconter. Il faut savoir que, pour assurer les effets 3D — et même 4D! — du film, il est recommandé d’y apporter une bouteille d’eau et des sacs de riz. Pendant le film, il y a un orage et deux mariages. Vous avez deviné à quoi servent l’eau et le riz? À l’arrivée dans la salle, la Maman et le Chef se sont réfugiés dans le coin le plus éloigné de la dernière rangée avec quelques autres moins courageux : Geneviève, Benoît, Émilie et Élisabeth (qui ne s’appelait pas encore Babette… et qui allait être la seule à ne pas profiter du refuge de la dernière rangée!). Les autres ont choisi de se placer dans la rangée du milieu. C’est alors que l’un des animateurs fort colorés de la soirée a donné les consignes : il a expliqué aux gens des rangées du devant qu’ils devaient jeter leur eau et leur riz vers l’arrière de la salle, tandis que ceux de l’arrière devaient y aller vers l’avant, ce qui faisait que ceux qui étaient au milieu allaient se trouver au beau milieu du bombardement, et ce, particulièrement en ce qui concerne la personne — Mariève (alias la Chanceuse?) — qui avait choisi de se placer au beau milieu de la rangée du milieu et qui a avoué, en sortant, que « mêmes ses bobettes étaient pleines de riz ».

Nombre de pas

26 599 (nouveau record)

1 commentaire:

  1. Hahaha, quelle soirée, on peut voir que je me cachais en boule à côté de Jérome .. disons que j'ai un peu regretter de m'être assise un milieu à la fin de la soiré !

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