On se trouve dans l’entrée des abonnés de ce spectaculaire phénomène architectural commandé par Napoléon III. Du néobaroque néorococo néoclassique? Aucune idée. Mais Aurore nous raconte toute l’histoire de sa création entre 1861 et 1875 sous les ordres du jeune architecte Charles Garnier (qui a pris la peine d’y laisser sa signature, incluant une statue de lui-même en Hermès dans le foyer… en toute modestie). On suit le parcours des abonnés de la haute société du temps. Le foyer, explosion de dorures, est particulièrement impressionnant. Et que dire de la salle, avec son lustre de 7 tonnes, ses loges, ses fauteuils d’orchestre d’où nous voyons des techniciens de scène préparer les décors pour un Faust (de Fénélon). Un énorme crâne trône au centre de la scène… Nos stagiaires, Élisabeth surtout (qui a rêvé d’être ballerine dans son enfance), semblent se plaire tout particulièrement dans ce décor majestueux, mais bon, la vie continue, on ne peut se nourrir que d’art et d’eau (plus ou moins) fraîche, on a besoin de nourritures bien terrestres.
On se dirige donc vers une institution culinaire parisienne : Chartier, un bouillon classique, rue Faubourg Montmartre, là où, dans un décor typique, on se délecte de délices divers (côte de veau normande, pavé de rumsteak au poivre, côte d’agneau, côte de bœuf au roquefort, camembert, chèvre, baba au rhum, île flottantes, mousse au chocolat… Miam!) servis par un modèle de serveur parisien : rigolo, blagueur, rabelaisien…
Restait ensuite à digérer toute cette boustifaille! Ça tombait bien parce qu’on avait justement prévu un « jeu de pistes », des heures de plaisir à chercher des indices partout sur et autour de la butte Montmartre. Sept étapes, vingt questions, un parcours qui oblige à passer dans de petites rues méconnues de Montmartre sur les traces de la faune artistique des 19e et 20e siècles : Toulouse-Lautrec, Renoir, Monet, Zola, Picasso, Dali, Tzara, Modigliani, Nerval, Apollinaire, Braque… et Dalida. Ce jeu de pistes, préparée pour la première fois par une amie de notre Maman pour ses étudiants de Smith College (merci Hélène!), a complètement épuisé les troupes et tout particulièrement l’équipe qui devait suivre les pistes avec un fauteuil roulant… Nos hommages aux deux « pousseurs », Benoît et Élisabeth, qui ont arpenté les côtes à pic (de la bien nommée rue Lepic notamment), monté et descendu des tas d’escaliers, roulé sur d’énormes pavés inégaux, bref ce n’était pas du jeu. Après comptabilisation des résultats au terminus du jeu de piste, au Café des Deux Moulins (oui, oui, celui d’Amélie Poulain), on a déterminé que les gagnants étaient des gagnantes : Greta, Mariève et Joanie se sont en effet méritées une bouteille de rouge, Paris oblige! (bien que Mariève aurait préféré du blanc).
Ragaillardis (un peu) par la pause café, nous avons décidé de descendre les Champs Élysées en partant de l’Arc de Triomphe que seul Jérôme a eu le courage de grimper par ce froid devenu vraiment sibérien. Frigorifiés, épuisés, incapables de l’attendre plus longtemps (Jérôme est un véritable kid kodak qui explore toues les possibilités de sa nouvelle caméra), nous nous sommes dirigés vers la MIJE, où nous nous sommes éventuellement tous retrouvés autour d’un « hamburger steak » (sans pain mais avec des frites…).
Photos du jour
Babette, ballerine à l'opéra Garnier
Une partie de la troupe des Grands Balais de Maisonneuve
Le bonheur chez Chartier
La Maman (d'Amélie Poulain?)
Sur la piste du jeu de pistes
Sur la piste du jeu de pistes (bis)
Faudra vraiment monter jusqu'en haut?
Devant les Deux Moulins d'Amélie
Des SDF (sans domicile fixe) de Montréal sous l'Arc de Triomphe
L'Arc, l'Étoile et la Tour
Sur la piste du jeu de pistes (bis)
Faudra vraiment monter jusqu'en haut?
Devant les Deux Moulins d'Amélie
Des SDF (sans domicile fixe) de Montréal sous l'Arc de Triomphe
L'Arc, l'Étoile et la Tour
La citation du jour (un dialogue encore)
« Tu viens au musée Bourdelle demain? », demande Élisabeth à Geneviève.
« Moi, je trouve que des musées, on en a fait pas mal! » répond notre Éclopée du tac au tac (faut dire qu’elle avait le cerveau et tout le corps en compote après s’être baladée pendant plus de deux heures sur les pavés, dans les escaliers et dans les côtes de Montmartre sur son fauteuil roulant qui commence aussi à subir les effets de tous ces chocs: on en perd des morceaux!
La gaffe du jour
L’idée d’organiser un jeu de piste dans Montmartre était tout à fait brillante… pour des gens qui n’avaient pas de handicap (autre que mental). Oups.
Distance parcourue
19 088 pP (voir note Jour 5)
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