vendredi 12 mars 2010

Stage culturel à Paris / Jour 8

La fin des temps approche, du moins la fin de notre temps à Paris. On a décidé de terminer ça royalement en cette avant-dernière journée: à Versailles, dans ce petit pavillon de chasse de Louis XIII devenu incarnation de la puissance absolue sous Louis XIV, le Roi Soleil ayant décidé de rayonner par l’architecture, les arts et les jardins (sans compter l’armée et les impôts…). Construit par les architectes Le Vau et Hardouin-Mansart, décorés par une (autre) armée d’artistes et d’artisans sous les ordres de Le Brun, avec ses immenses jardins dessinés par Le Nôtre, Versailles en met plein les yeux de nos stagiaires habitués à l’architecture et au décor « un peu » plus ternes du Collège de Maisonneuve…

La Chapelle, le Salon d’Hercule, les Grands Appartements, l’Appartement du Roi, l’Appartement de la Reine et, surtout, surtout, la Galerie des Glaces restaurée dans toute sa décadente splendeur de dorure et de lumière, de peinture et de sculpture, de lumière et de dorure en hommage à la toute puissance de celui qui a dit « L’État, c’est moi. » : tout cela nous laisse baba d’émoi. Au bout de près de deux heures, on sort donc de crainte d’être victime du syndrome de Stendhal. Benoît, quant à lui, continue de souffrir d’un syndrome gastrique (trop de saucisson?) qui le rend tout pâle et tout faiblard, ce qui l’oblige à nous quitter pour retrouver son lit à la MIJE…

Nous, on va se restaurer dans les Jardins. Il fait encore assez frisquet (Moins qu’hier Pascale? - Non!). On essaie donc de rester dans l’Axe du Soleil pour manger discrètement nos sandwichs jambon-beurre (dans le Bosquet de Girandole), puis on se balade dans les Jardins où toutes les fontaines sont vidées (hiver oblige) et presque toutes les statues sont couvertes (hiver désoblige). Dommage! On prend un café dans un sympathique café avec vue sur le char d’Apollon et on repart de plus belle pour longer le Grand Trianon et visiter le Petit du même nom où Marie-Antoinette prenait ses aises. Très charmant, mais plus rien ne nous épate après le château!

On y retourne donc au plus vite, car on a des billets pour un concert baroque dans la Chapelle royale, rien de moins. Pour les Jeudis musicaux du Centre de musique baroque de Versailles, le jeune ensemble Actéon a concocté un programme sur les « Goûts réunis » de Marc-Antoine Charpentier et de possibles influences italiennes connues et moins connues (Allegri, Foggia, Lorenzani, Carissimi, Scarlatti, Graziani) : orgue, théorbe, clavecin, violoncelle se conjuguent aux quatre voix des jeunes chanteurs qui tressent d’envoûtants motets à deux, trois ou quatre voix. (Le Chef s’entiche d’ailleurs d’une de ces voix qui sort de la jolie bouche d’une chanteuse dont le visage s’illumine d’un sourire mille fois plus rayonnant que le Roi Soleil!) Un spectacle bien trop court, pense le Chef… opinion que ne partagent pas tous nos jeunes spectateurs. On repart donc vers le RER pour retourner à Paris faire la fête, comme on faisait autrefois à Versailles (bien qu’avec un peu moins de faste, budget oblige).

Photos du jour
 
En route pour la Cour de Versailles


Louis XIV et nous

La Reine mère (alias la Maman)
Babette devant LE lit King size

Joanie devant le lit Queen size

Des courtisanes dans la Galerie des Glaces

Greta dans l'Axe du Soleil

Des danseuses (attention Apollon arrive!)

Christo est passé par les Jardins?

Un café (ou une bière) dans les Jardins

Une Éclopée heureuse

Des Favorites devant le Grand escalier du Petit Trianon



La citation du jour

Entendu par Émilie dans les toilettes du Café des Phares dans la soirée de la part d’une jeune fille se mirant dans le miroir :
« Eh! Les filles, vous ne trouvez pas que j’ai une gueule de merde? »

La gaffe du jour

Nous, faire des gaffes? Ça va pas, non? Vous vous foutez de notre gueule? Eh! Mais, dis donc, on dirait qu’on a perdu notre charmant accent du Québec…. Yé temps qu’on r’vienne?
Encore un jour (sans gaffe?)

Distance parcourue

Grande (mais surtout en métro et en RER, alors on ne compte pas les pP, quoique dans les jardins, tout de même, on s’est tapé un beau parcours… accéléré pour revenir à temps pour le concert. Ils avaient des chevaux à l’époque.)

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