Dans le métro, on distribue des citations d’écrivains enterrés au Père-Lachaise : il s’agit d’écrire des textes inspirés par ces citations pour un petit concours littéraire, sauf qu’on ne fera pas l’exercice sur place comme l'année dernière (pour éviter les engelures...) Rendus au cimetière, on se sépare à la recherche de célébrités refroidies : Balzac, Lafontaine, Molière, Rossini, etc., mais surtout le roi du Père-Lachaise (selon le vendeur de journaux du coin), Jim Morrison (dont le Chef devait absolument photographier la tombe pour sa fille). On se balade dans cette nécropole pavée de gros… pavés : le bonheur, encore une fois, pour une jeune fille en fauteuil roulant et pour ceux et celles qui la propulsent. Mais bon, les autres s’amusent à côtoyer les morts célèbres et moins célèbres. Émilie et Mireille choisissent d’ailleurs volontairement d’honorer les illustres inconnus plutôt que les chouchous de la gloire éternelle.
Après plus d’une heure de balade devant ces pierres tombales, gisants, monuments, mausolées qui se parent de façades, de bustes et d’ornements qui paraissent s’écrier : « Mon tombeau est plus gros et plus beau que le tien, na na na nanère… », on décide de se rendre à notre prochaine étape mortelle, à l’autre bout de Paris, là où toutes les façades, toutes les parures, tous les pseudo-temples à la gloire personnelle et familiale s’effondrent pour faire voir les ossements à l’état brut… bien qu’on les ait arrangés parfois dans des motifs esthétiquement surprenants : rotondes de tibias, murs de crânes, bouquets de fémurs… L’auteur de ce blogue n’a pas eu la « chance » (voir la gaffe du jour) d’entrer dans ce royaume des morts un ossuaire qui compterait pas moins de 6 millions d’habitants déterrés du Cimetière des Innocents et de nombreux autres pour faire de la place au cœur de Paris, mais il s’agissait, selon les témoignages recueillis, de toute une expérience! À tel point que la Maman a constaté que les gens remontaient les marches très, très vite rendus au bout du parcours…
Retour à la vie donc! Le reste de l’après-midi et de la soirée était libre. Certaines en ont profité pour faire de shopping. D’autres ont suivi la Maman dans Montparnasse (avec arrêt à la célèbre Coupole), au musée Bourdelle (pour voir exposition sur la célèbre danseuse Isadora Duncan, celle qui avait un foulard trop long…), puis au Monoprix pour acheter des cadeaux (pour vous?). Enfin, un dernier s’est installé à une terrasse face à Beaubourg pour écrire des entrées de blogues… En soirée : cinéma pour certains, repos pour d’autres, souper avec sa cousine pour le chef dans un sympathique resto du 17e, « La maison de campagne ». Demain on va justement visiter la petite maison de campagne de Louis XIV…
Photos du jour
Geneviève a pigé une citation de Colette
(qu'elle rencontre ici pour la première fois)
(qu'elle rencontre ici pour la première fois)
Babette et Rossini
Jérôme retrouve Charles Garnier
(oui, oui, celui de l'opéra)
(oui, oui, celui de l'opéra)
La Lumière au bout du tunnel?
Des hôtes accueillants
Un mur tapissé à l'os!
La photographe officielle du royaume des ombres, Mariève
La citation de tous les jours (dialogues)
- « Au moins, on ne sue pas! » répète constamment Le Chef.
- « Grrrrrr… » grelotte la Maman.
- « On dirait qu’il fait un peu plus chaud aujourd’hui. » ajoute Élisabeth.
- « Tu dis ça tous les jours! » re-grogne la Maman en frissonnant.
La gaffe du jour
Pour visiter les Catacombes, il faut descendre 7 étages d’un escalier très étroit, marcher 2 kilomètres à travers des montagnes d’ossements et remonter de nouvelles marches à l’autre bout. Bref, les « personnes à mobilité réduite » n’y sont pas admises (à moins d’être déjà mortes).
Mais bon, cela nous a permis d’aller faire remplacer le fauteuil roulant de notre sympathique Éclopée, vu que le dit véhicule avait été quelque peu abîmé par nos excursions extrêmes.
Distance parcourue
On ne compte pas les pas dans l'Au-delà!
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