Frigorifiés (et ce n’était pourtant pas le Frigidarium des Thermes de Cluny qu’on ne va voir qu’au jour 5!), nous changeons quelque peu le programme de la journée pour nous diriger ensuite vers le Jardin des Plantes afin de visiter le Muséum d’histoire naturelle (à l’intérieur) : une immense gare de l’évolution qui contient plus d’un million de spécimens des espèces les plus diverses de la vie sur notre petite boule bleue. On s’extasie devant les cétacés géants qui nous accueillent au rez-de-chaussée et la Grande galerie de l’évolution à l’étage où une procession de mammifères naturalisés ou reconstitués (girafes, rhinocéros, fauves, etc.) semble se diriger vers l’Arche de Noé de la science. Après avoir exploré les étapes de l’évolution (et fait la rencontre émouvante des espèces rares ou éteintes), on se dirige contre un vent de Sibérie en direction de la galerie de Paléontologie et d’anatomie comparée où nos attendent une multitude de squelettes —dinosaures (un diplodocus impressionant), mammifères (un mammouth géant!) alignées dans une salle grande comme les ambitions de la science des Lumières. On communie avec les fossiles et monstres (incluant un chat cyclope que voulait adopter Émilie et de spécimens de « tératologie » : faut chercher dans le dictionnaire…) qui nous entourent de toutes parts sur trois étages.
Revenus dehors dans Siparis (la Sibérie française), on cherche la chaleur du marché Mouffetard en face de l’église Saint-Médard où dansent de beaux couples parisiens au son de l’accordéon et la voix d’une vieille dame. Les boucheries, poissonneries, fromageries du bas de la rue Mouffetard nous réchauffent avec l’aide de la montée abrupte et de l’absence de vent dans cette étroite voie du charme parisien à son meilleur. On s’arrête chez Diwali, caverne d’Ali Baba des foulards de toutes les couleurs de l’arc en ciel du bonheur féminin, où plusieurs succombent à l’attrait typiquement parisien de l’écharpe. Après avoir traversé la superbe place de la Contrescarpe, au cœur de laquelle Rabelais allait se sustenter au 16e siècle (à la Pomme de Pin), on se donne congé pour quelques heures avec rendez-vous plus tard aux navettes du Pont-Neuf pour notre tour de bateau mouche à retardement (voir « La gaffe du jour » du Jour 1 pour plus d'info).
Le Chef et la Maman se réchauffent et se sustentent dans un beau bouillon de la rue Racine avant d’aller visiter une exposition du musée Maillol sur les Vanités, ces tableaux qui, depuis l’origine de l’art, se chargent de nous rappeler notre mortalité en y insérant des crânes et des squelettes de toutes formes, tradition reprise par les Modernes et les postmodernes comme on a pu le voir devant cette explosion esthétique d’ossatures morbides en tous genres (Braque, Picasso, Géricault, Delacroix, Cézanne, Damian Hirst, Gerhard Richter et des tas d’autres artistes contemporains et moins contemporains, morts et moins morts). Pendant ce temps, la majorité des troupes redescendent la rue Mouffetard et se rendent jusque dans le 13e arrondissement, explorant de nouveaux recoins de Paris et continuant de faire monter le compte impressionnant de nos pas (voir plus bas pour les statistiques exactes).
Photos du jour
Des gladiateurs-stagiaires dans les Arènes de Lutèce
Parade au Museum d'histoire naturelle
Greta en danger
Babette s'intéresse à l'anatomie dans le
Musée de paléontologie et d'anatomie comparée (ouf)
Musée de paléontologie et d'anatomie comparée (ouf)
Émilie et Mireille ont (un peu) peur
Stagiaires à l'ombre d'un mammouth
Après avoir navigué sur la Seine sur les vedettes du Pont-Neuf, en regardant tous les grands monuments que l’on avait, pour la plupart, déjà vus en marchant à travers Paris pendant trois jours :
« On aurait dû faire ce voyage de bateau mouche le premier jour… » (Le Chef)
Note: faut avoir lu le compte rendu Jour 1 pour comprendre...
La gaffe du jour
Voir la citation du jour.
Nombre de pas
22 721
nul
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